Accueil > Notre vision > La Reconstruction du succès économique et du retour à l’emploi > Pour des services de Tourisme valorisant la Tunisie

Pour des services de Tourisme valorisant la Tunisie

Enjeux :

Le tourisme s’est développé dès les années 60, grâce à l’investissement de l’Etat à travers la SHTT et de certains opérateurs privés. En effet dès l’indépendance l’Etat, en l’absence de richesse souterraine, a misé entre autres pour son développement sur ce secteur. C’est ainsi grâce à l’investissement réalisé dans l’infrastructure et les ressources humaines et grâce à la position géographique au sud de la méditerranée, à son climat favorable et à ses belles plages qui s’étendent sur plus de 1000km de littoral, la Tunisie a constitué durant des décennies l’une des destinations privilégiées des Européens, notamment pour le tourisme balnéaire de masse qui représente encore 90% des nuitées.

Le secteur contribue de ce fait en moyenne à hauteur de 7% dans le PIB. Il génère 400.000 emplois directs et indirects et constitue ainsi une source de revenu pour 2 millions de tunisiens.

Cependant, malgré ces acquis et son importance dans notre économie et notamment en termes de rentrées en devises pour l’équilibre de notre balance des paiements, le secteur n’a pas su évoluer pour maintenir son attractivité et faire face à la concurrence des autres destinations touristiques de la méditerranée.

Après avoir été longtemps la 2ème destination africaine, la Tunisie est désormais 4ème après l’Afrique du sud, l’Egypte et le Maroc.

Le secteur souffre d’un grand nombre d’insuffisances structurelles et traverse depuis la fin des années 90 une crise de plus en plus grave: chute du nombre de visiteurs européens et notamment français (- 1 million), recettes et des taux d’occupation en baisse, un endettement très élevé du secteur hôtelier (3 500 millions de dinars) avec plus du 1/3 de dettes classées, secteur devenu non rentable, chute des investissements, bradage des prix. Nous citerons ci après les 5 principales insuffisances :
La première insuffisance a trait à l’offre avec une qualité de service en constante dégradation, une faible diversification, des erreurs dans la politique d’investissement et dans les choix d’aménagements des stations touristiques.
La deuxième a trait à la gouvernance avec des structures publiques et privées du tourisme qui datent de plus de 40 ans et qui ne sont plus adaptées à l’évolution du secteur et aux impératifs de la situation. Ajoutez à cela la quasi-absence de collaboration et de partenariat public/privé.
La troisième insuffisance a trait à la promotion (ONTT) et à la commercialisation (FTH, FTAV, hôteliers..) sans une vision stratégique claire et avec un budget de promotion insuffisant. Le produit hôtelier est ainsi commercialisé presque exclusivement à travers les Tours Opérateurs étrangers.
La quatrième insuffisance a trait aux maux du transport aérien avec la situation financière de TUNISAIR avant et surtout après la révolution et avec le retardement de l’exécution de l’accord sur OPEN SKY.
La cinquième insuffisance a trait à l’endettement du secteur hôtelier qui paralyse le secteur et la situation des banques tunisiennes et qui se traduit par le bradage des prix en faveur des Tours Opérateurs étrangers.

La vision d’Afek Tounes :

Le tourisme balnéaire de masse demeurera pour des décennies le fer de lance de notre tourisme. Mais Afek Tounes entend le renforcer pour en tirer le meilleur profit en misant sur le renforcement de la qualité des services et la diversification des canaux de distribution. Afek Tounes mettra en parallèle l’accent sur le développement les autres formes de tourisme susceptibles à la fois d’attirer une clientèle plus dépensière et d’impacter par la même occasion le développement régional à travers la mise en valeur de nos richesses archéologiques et sites naturels. La Tunisie présente en effet des potentialités quasi inexploitées en matière de tourisme d’affaires, de santé, saharien, écologique, sportif et culturel, ...

Il est donc indispensable de consolider l’image d’une Tunisie « destination balnéaire» et de développer parallèlement « un tourisme haut de gamme » similaire à celui pratiqué par des pays tels que le Maroc, la Turquie, l’Egypte et la Croatie.

Afek Tounes considère que le balnéaire, socle de l’activité touristique, doit être corrigé et renforcé tout en diversifiant le produit touristique tunisien. Dans ce sens, le tourisme culturel, notamment dans les régions intérieures, doit être saisi comme une complémentarité et une opportunité pour le tourisme balnéaire.

Afek Tounes conçoit le tourisme comme un service de loisirs et de culture et considère qu’il faut sortir du simple concept de nuitées et d’hébergement.

Afek Tounes placera l’intégration de l’industrie touristique comme un axe stratégique prioritaire à forte valeur ajoutée et générateur de devises et d’emplois.

10 programmes clés :

Réformer le produit

251. Consolider les produits existants à travers l’amélioration de la qualité des prestations sur toute la chaine, la mise en place d’un label qualité national, la mise à niveau et l’assainissement des situations des unités hôtelières, le développement des compétences notamment en matière de gestion d’unité hôtelière, la révision des normes de classement et le rétablissement de la qualité de l’environnement notamment dans les zones touristiques. En ce qui concerne l’assainissement des situations des unités hôtelières et le problème de l’endettement hôtelier il y lieu de favoriser les solutions au cas par cas par les 3 parties responsables qui sont l’Etat, les banques et les promoteurs. Pour les unités non viables il faut penser à la reconversion en priorité vers des activités connexes génératrices de recettes en devises. Des fonds d’investissement peuvent venir en aide aux hôtels en difficulté.

252.Réviser les plans d’aménagement en transformant les zones touristiques en stations touristiques tout en développant l’animation dans les stations et dans les villes: corriger et améliorer l’aménagement initial (introduction des promenades/corniches, jardins, aires de loisirs…) et passer à une démarche plus intégrée d’aménagement touristique du territoire.

253.Encourager l’investissement le développement touristique régional : mettre en ligne les études de développement régional du tourisme, mettre en ligne les fiches projets, soutenir les projets régionaux et communaux par l’encadrement et le financement et valoriser les ressources les plus différenciées sur le territoire en répondant aux besoins des marchés les plus porteurs, simplifier les procédures administratives liées à l’investissement et à l’exploitation des

unités touristiques. 254. Mettre en place une vraie politique de diversification du produit touristique parl’adoption d’une stratégie pour chaque produit/marché à travers la création d’une structure dotée d’un budget et d’un plan d’action qui devra entre autres :
a) Veiller à mettre en place une stratégie de commercialisation, d’accueil, de contrôle des qualités des prestations et d’encadrement en général du tourisme maghrébin dans toutes ses dimensions : loisirs, santé, affaires, …
b) Développer le tourisme intérieur en adoptant une stratégie nationale adaptée aux besoins des familles tunisiennes et des différentes couches sociales « le tourisme accessible à tous ».

Réformer la gouvernance


255.Réactiver le Conseil Supérieur du Tourisme pour réaffirmer tous les ans par les plus hautes instances politiques de l’Etat la place stratégique du tourisme dans l’économie nationale.

256.Adopter une vision stratégique et un plan de développement du secteur à l’horizon 2020 et 2030 avec des objectifs quantitatifs et qualitatifs en concertation avec les professionnels du secteur privé.

257. Restructuration et réforme de l’administration de tutelle : redéfinition des rôles et attributions respectifs de l’Office National du Tourisme Tunisien et du Ministère du tourisme, favoriser la décentralisation du développement touristique à l’échelle régionale et locale, développer le partenariat public/privé, confier la formation et l’aménagement touristique au secteur privé.

258. Restructuration du transport aérien pour faire face à l’Open sky qui doit se mettre en place dans les plus brefs délais.

Réformer le mode de promotion et de la commercialisation


259. Donner plus de moyens financiers à la promotion de l’image touristique de la Tunisie par l’élargissement de la base des contributeurs du Fonds de la Compétitivité : inclure un maximum d’opérateurs économiques qui bénéficient du secteur tel que les restaurateurs et les artisans.

260. Moderniser la gouvernance et la commercialisation des produits touristiques parla mise en place de services en ligne du coté de l’ONTT et par l’encouragement du développement de portails de ventes directes par le web au niveau du secteur privé.