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Pour faire de la Tunisie une mega-technopole, leader dans la zone Euromed

Enjeux :

Le secteur des TIC en Tunisie, télécommunications inclus, a été l’un des plus performantssur le plan économique ces 10 dernières années. Un taux de croissance annuel moyen de la valeur ajoutée du secteur de l’ordre de 17%, une contribution de 10% dans l’investissement total du pays et de 12% en terme de création d’emplois. Ces performances laissent encore une belle marge d’amélioration, notamment en ce qui concerne l’infrastructure des télécommunications et l’offre de services autour. Le potentiel de croissance de la culture numérique dans le pays, la mise à niveau des sociétés opérant dans le secteur de la technologie, ainsi que celle du système informatique (S.I) de l’état et l’amélioration significative du cadre réglementaire pour le mettre au niveau de celui des pays de l’OCDE, sont des facteurs clés attendus d’accélération de la croissance.

Ce secteur est stratégique pour le développement de l’économie tunisienne où le potentiel des services à l’export dans l’espace EuroMed reste extraordinaire et la capacité de l’entrée de la Tunisie dans le train de la troisième révolution industrielle par la grande porte est réelle.

La vision d’Afek Tounes :

Afek Tounes se projette dans une vision ayant pour objectif de concrétiser la société de l’information en apportant des réformes touchant les acteurs principaux du secteur, à savoir le secteur des TIC englobant le MTC et organismes sous tutelle et les entreprises œuvrant directement dans le secteur des TIC, les secteurs économiques et administrations pouvant bénéficier de l’apport des TIC, la société et le citoyen en tant qu’utilisateurs finaux et une évolution rapide du cadre législatif qui sert à réguler le secteur.

10 programmes clés :

La Tunisie, carrefour technologique entre l’Europe et l’Afrique et plateforme near¬ shore pour l’Europe

221.Grâce à notre emplacement, les câbles maritimes vers l’Europe sont un levier important et doivent être renforcés en termes de capacité. Tout comme elle le fait pour les pipelines gaziers, la Tunisie pourrait tirer un bénéfice colossal en proposant aux pays africains la connectivité très haut débit et la bande passante adéquate.

222.La Tunisie a d’ores et déjà démontré ses capacités en tant que plateforme near-shore pour l’Europe francophone principalement dans les services de la voix, les centres d’appels. Une amélioration notable de l’infrastructure et des coûts d’accès des télécommunications à l’international notamment en terme de bande passante, peut développer le grand potentiel de service de traitement de données qui a un essor incroyable dans les pays leaders de services à distance, notamment en Asie.

223. Les Centre de Données (Data Center) constituent la pierre angulaire de la communication électronique, Cloud Computing, Hébergement, etc. Le coût de maintenance et d’exploitation d’un Data Center est déterminant pour son succès. La Tunisie, avec des ressources énergétiques renouvelables, peu coûteuses en exploitation, et une main d’œuvre qualifiée (dans ce domaine) et moins onéreuse que dans la majorité des pays développés, peut prétendre à devenir le plus grand Data Center Africain et Méditerranéen.

Une mise à jour de l’infrastructure locale de l’Etat et de la régulation du secteur


224. Déployer de la fibre optique à grande échelle et très rapidement. Elle doit devenir une sorte de matière première comme les câbles électriques ou les conduites d’eau ou de gaz. La Tunisie est un petit pays où une infrastructure importante existe pour la STEG, la SNCFT et Tunisie Telecom. La coordination «cross» administrations et sociétés publiques peut nécessiter la création d’une agence de coordination au sein de la plus haute instance du pays gérant les projets stratégiques tels que celui-là.

225. Le SI actuel de l’état, victime d’un manque notable d’intégration et de cohérence, avec des choix technologiques dépassés faits durant les dernières décennies est dans un état difficile ne permettant pas une évolution saine et fluide vers les nouvelles technologies et les architectures solides et intégrées. Une revue totale de ce système est fondamentale pour permettre des services devenus essentiels comme le eGov, le eProcurement, le eHealth, le eLearning, etc. Pour ce faire, il faudrait tout d’abord changer le mode de gouvernance de la technologie de l’état en nommant un DSI de l’état à qui reporte exclusivement l’ensemble des autres DSI. Son rôle consiste à proposer la stratégie technologique de l’état et à gouverner son exécution en assurant la cohérence de l’architecture et l’intégration des SI. Les bénéfices sont inestimables et l’approche consiste à maximiser le levier sur les meilleurs actifs technologiques, optimiser leur recomposition et réutilisation et mettre en place un système collaboratif.

226. Les nouvelles technologies représentent une grande opportunité pour l’humanité entière. Elles nous mettent aussi devant de nouveaux défis pour valoriser et protéger la créativité nationale, et se mettre au diapason sur les questions d’ordre sécuritaire et éthique. Le piratage des données personnelles, la violation de la propriété intellectuelle, le vol des données bancaires, etc, deviennent des sujets cruciaux sur lesquelles l’Etat doit se pencher de très près en tant que régulateur en étroite collaboration avec les législateurs. Ces évolutions ne doivent pas interférer, comme tous les pays de l’OCDE, avec les droits et les libertés universelles.

Pour une diffusion à très grande échelle de la culture numérique au sein du pays


227. La société du savoir et de l’information exige une amélioration du niveau de culture numérique. Les programmes de lutte contre l’analphabétisme seront relayés par un programme national de lutte contre l’e-analphabétisme visant à démocratiser l’utilisation des nouvelles technologies de communication, à familiariser les citoyens avec l’administration électronique et l’interaction avec les plateformes B2C (« Business to Consumer », Commerce au Consommateur).

228. L’administration numérique est désormais une obligation pour notre pays. La concrétisation de l’administration électronique exige une réforme législative afin de reconnaitre la validité des procédures et documents effectués par voies électronique. Cette réforme mettra un terme à la bureaucratie, à la complexité et à la lenteur des procédures qui pénalisent, entre autres, l’investissement.

229.Un programme national de formation des fonctionnaires de l’administration publique, dans le cadre du programme de refonte de l’administration, est une action d’accompagnement urgente. Par exemple, chaque fonctionnaire doit disposer d’une adresse mail professionnelle dans le but de dématérialiser les échanges au sein de l’administration publique.

230.L’éducation à distance de manière numérique (e-Learning) est l’avenir. Notre pays ne doit pas être un suiveur de cette tendance, mais un leader. La Tunisie doit mettre en place et encourager le développement des sites de e-Leaning permettant de désenclaver toutes les régions du pays et le pays en entier du monde de la connaissance.