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Pour un enseignement supérieur adapté au marché de l’emploi et ouvert sur son environnement

Enjeux:

L’enseignement supérieur en Tunisie a subi au cours de la dernière décennie plusieurs mutations et réformes qui ont conduit à une perte d’efficacité vis à vis des besoins socio¬économiques du pays. Avec un taux de chômage des diplômés universitaires de de plus de 30% du nombre total des chômeurs en Tunisie, le système de l’enseignement supérieur est devenu un système d’enseignement de masse et non pas un système sélectif. Ceci nous a conduit à la détérioration de la qualité de l’enseignement et a rendu nos universités non compétitives au niveau international. A cela s’ajoute une université appliquant une mauvaise gouvernance et restant cloitrée derrière ses hauts murs l’empêchant de s’ouvrir sur son environnement socio-économique.

Par ailleurs, la recherche scientifique qui représente l’un des piliers du progrès dans les pays développés n’est pas au point dans nos institutions. Cela se traduit par un grand manque de moyens, par la non-valorisation des résultats des travaux et par une faiblesse d’encadrement surtout au niveau du ministère de l’enseignement supérieur.

La vision d’Afek Tounes :

Chez Afek Tounes, nous pensons que l’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche scientifique est une nécessité stratégique pour notre pays. Il est urgent de mettre en place une réforme tournée vers l’ensemble des paires : Réussite-Qualité, Dynamisme-Ouverture, Efficacité-Souplesse, Compétitivité-Innovation, dans un environnement garantissant la liberté, facilitant le changement et prônant la participation de tous les intervenants.

Réussite-Qualité.

La qualité d’un enseignement n’est pas déterminée par des objectifs individuels, mais plutôt par la façon de conduire les processus de l’apprentissage pour en faire une opération agréable et attrayante. L’atteinte de cette qualité, basée sur un esprit d’interdépendance entre les acteurs du système (étudiants, enseignants, administration), permettra l’acquisition de la connaissance, d’un savoir-faire et d’un ensemble de valeurs (loyauté, honnêteté, esprit d’initiative, autonomie, aptitude à travailler en équipe, curiosité d’esprit, confiance en soi, etc).

Dynamisme-Ouverture.

Une université efficace et active ne peut être que dynamique, à l’écoute de son environnement, local et international et attentive aux besoins. Ceci ne serait possible que grâce à une ouverture à l’environnement socio-économique en permettant à ses représentants de prendre part dans la gouvernance des universités et en assurant le passage des découvertes scientifiques et/ou humaines vers la société et l’économie. L’université doit être ouverte à tous les publics pour une formation tout au long de la vie permettant la dissémination et le partage de la culture scientifique, humaine et technique. Enfin l’ouverture de l’université doit se faire à l’international en encourageant les échanges d’expertises et d’expériences et la mutualisation des connaissances dans les différents domaines des sciences techniques et humaines et de la technologie.

Efficacité-Souplesse.

Un système d’enseignement et de recherche efficace est un système souple au niveau de son fonctionnement et de son aboutissement. Ceci se manifeste par des formations présentant flexibilité, multiplicité, perméabilité et interconnexion. Un tel système offre à chaque citoyen et citoyenne sa chance de réussir des études et de décrocher un emploi correspondant à ses ambitions et ses capacités. Par ailleurs, une certaine indépendance et autonomie financières et administratives des établissements d’enseignement et de recherche permettront une gestion souple et efficace.

Compétitivité-Innovation.

Un système ne peut s’améliorer qu’en acceptant les principes de la compétitivité, de l’émulation et de l’évaluation scientifique. Pour que cette compétitivité soit constructive elle doit fédérer les efforts et créer une synergie entre tous les intervenants du secteur autour d’objectifs bien définis ; le tout dans le cadre d’institutions efficaces et efficientes et ne gaspillant pas l’argent public. L’innovation doit être au cœur de cette compétitivité.

10 programmes clés :

11. Renforcer les liens entre la recherche et l’innovation par la mise en place de plateformes technologiques de pointe capables de développer la recherche technologique et d’appliquer une politique nationale de transfert des résultats de la recherche vers les entreprises. Les pôles technologiques doivent être indépendants administrativement et financièrement et avoir leur autonomie de gestion (définition des projets scientifiques, allocation des budgets entre les centres, instituts et laboratoires).

12. Rapprocher les agences d’intelligence économique, les entreprises et les établissements d’enseignement supérieur afin d’anticiper les besoins de formationet de fournir au marché du travail les diplômés dont il a besoin en nombre suffisant avec les compétences de la qualité qu’il exige. Dans ce cadre, il faudra promouvoir plus le droit à la formation tout le long de la vie : en instaurant la formation par alternance, en labélisant les structures de formation, en incitant à la formation continue au sein des PME.

13. Développer la coopération entre tous les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche en les incitant à se regrouper dans des centres d’excellence coordonnant l’offre de formation et la stratégie de recherche. Les grands équipements collectifs de la recherche seront regroupés dans le cadre d’unités de service pour une meilleure rentabilisation.

14. Améliorer l’employabilité en renforçant les filières scientifiques, technologiques et professionnelles. Dans le même sens, l’enseignement du management et de l’entreprenariat sera intégré dans les filières scientifiques pour favoriser la création d’entreprises et l’application des innovations technologiques.

15. Réviser le contenu des formations, simplifier les intitulés et permettre une orientation avec une spécialisation progressive dans le premier cycle de la licence en favorisant les passerelles tout en assurant l’accompagnement personnalisé des étudiants. Par ailleurs, instituer la notion de « Revenu Citoyen » (revenu à attribuer à chaque élève en fin de parcours de scolarisation secondaire ou professionnelle réussi afin de payer intégralement ses études supérieures en Tunisie ou servir d’aide à son propre investissement), favorisant ainsi la culture entrepreneuriale. Le taux d’échec scolaire primaire et secondaire devenant ainsi réduit par la mécanisme de la récompense et le nombre d’étudiants inscrits en cursus supérieur plus adapté à la capacité et besoins du marché de l’emploi).

16. Améliorer les conditions des étudiants (logement, transport….) et faire de l’université un milieu agréable (activités sportives, culturelles, différents clubs…) et mettre en place de grands centres de documentation et des cyber-bibliothèques à accès libre.

17.Développer d’avantages des formations co-diplômantes ou avec double diplôme et inciter à la mobilité internationale des enseignants, des étudiants et des chercheurs pour permettre le partage de contenus pédagogiques et du savoir-faire.

18.Encourager et valoriser l’innovation pédagogique avec le développement de l’enseignement à distance, l’enseignement numérique et la formation par alternance pour faciliter l’insertion professionnelle.Rendre l'enseignement plus accessible aux étudiants même à un âge avancé pour ceux qui le souhaitent.

19.Encourager la mise en place de démarches de management de la qualité dans les pratiques institutionnelles et académiques. Renforcer le système d’accréditation, de certification et d’audit académique des établissements publics et privés d’enseignement et de recherche autour de l’instance nationale de l’évaluation, de l’assurance qualité et de l’accréditation.

20.Simplifier les modalités de gestion, de financement et d’évaluation des universités et rendre leur gouvernance plus démocratique en l’élargissant aux représentants du monde du travail et des collectivités locales et régionales. En outre, les institutions universitaires seront incitées à utiliser les TIC pour une bonne gouvernance administrative.