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Pour un environnement propice à la pratique du sport pour tous

Enjeux:

Le sport porte des valeurs très importantes dans les sociétés développées. Nous citons à titre d’exemple : Le travail, l’effort, le mérite, l’esprit d’équipe, l’identité, la citoyenneté, le respect d’autrui… L’activité physique améliore l’attention de l’individu, contribue à une meilleure connaissance de soi. L’activité physique dans les sports individuels et collectifs est associée à une attitude positive qui a une répercussion sur la vie des jeunes. La pratique du sport accroît les succès scolaires, ainsi que la capacité de concentration et d’observation. Elle permet de canaliser l’énergie des jeunes et de les préserver contre les déviations (tabac, drogues, utilisation excessive de jeux vidéo, écoute des discours doctrinaux, extrémismes, internet, etc).

Aujourd’hui le sport scolaire et universitaire, vivier du sport civil, doit être plus encouragé et appuyé par l’Etat.

Le sport permet aussi de réduire le risque de plusieurs maladies (obésité, diabète, etc), d’améliorer l’état de santé de la population. Le sport en Tunisie est un moyen de loisir et d’identité très important. L’Etat doit jouer un rôle plus important à inciter les citoyens à la pratique du sport. Aujourd’hui, La Tunisie compte un faible nombre de licenciés en Sport Civil (autour de 130 000 toutes disciplines confondues). Par conséquent, le taux de pénétration du sport dans la population n’atteint pas les 2%. Comparativement, ce taux s’établit autour de 15% dans les pays développés.

Le sport professionnel porte un enjeu économique de premiers plans (investissement, sponsoring, création d’emplois).

En Tunisie, le professionnalisme est mal structuré avec un cadre juridique et financier inadapté.

De nos jours, le sport joue un rôle primordial dans la politique des sociétés modernes. Il favorise les rencontres à l’échelle nationale et internationale. Il permet aux pays de briller dans les compétitions olympiques et mondiales, et de faire ainsi une forte promotion touristique. A titre d’exemple, la Tunisie a fortement brillé à l’occasion de la réussite de Gammoudi à Mexico en 1968, de l’équipe nationale de football en Argentine en 1978, de l’équipe nationale de Handball demi-finaliste de la coupe du monde à Tunis en 2005. Plus récemment, les exploits du nageur Oussama Mellouli, champion olympique et champion du monde et de l’athlète Habiba Ghribi médaillée olympique ont fait honneur aux tunisiens.

En bons ambassadeurs, ils ont fait connaître leur pays partout dans le monde.

La vision d’Afek Tounes :

Aujourd’hui, il est essentiel de revoir l’infrastructure dans les régions pour permettre à la population une meilleure pratique des activités sportives (des parcours de santé, des terrains et salles de sport, etc). Le sport de quartier doit être renforcé pour garantir davantage l’épanouissement aux citoyens. Le sport scolaire doit retrouver une place importante dans le système éducatif national afin de limiter le risque de dérives des jeunes.

Afek Tounes veut augmenter le nombre de licenciés en sport civil pour s’approcher des taux des pays développés. La Tunisie doit revoir sa stratégie dans toutes les disciplines sportives, suivant une planification et des calendriers couvrant toutes les régions. Il est nécessaire de revoir la gestion et le financement des clubs et des associations.

Afek Tounes veillera à l’établissement d’un environnement favorable afin que les fédérations et les associations puissent déployer leurs ressources humaines et financières de façon optimale de sorte que la Tunisie puisse produire des athlètes, des sportifs et des équipes sportives qui honoreront le pays sur les podiums des compétitions internationales.

10 programmes clés :

21. En premier lieu, améliorer l’infrastructure sportive existante dans toutes les régions. En second lieu, créer un réseau dense de terrains et de salles multisports (1 terrain par 1 000 habitants) dont la gestion sera confiée à des personnes formées à la gestion d’espaces. Le coût de ces infrastructures peut être optimisé en mettant en place des salles à structure légère. Ces terrains porteront le nom de sportifs qui ont marqué la mémoire du Sport tunisien sur le plan national et régional. Il faudra également rendre flexible l’utilisation par les clubs de l’infrastructure des établissements scolaires en dehors des heures de présence des élèves et étudiants. 

 
22. Développer la culture du sport pour tous par une sensibilisation sur les bienfaits de la pratique du sport à tout âge pour atteindre le chiffres de 30 à 40% de pratique d’activité sportive (actuellement nous sommes autour de 15 % et dans les pays scandinaves, les plus pratiquants, ce taux atteint 70%). 

 
23. Augmenter le nombre de licenciés en sport civil pour atteindre 600 0000 à l’horizon de 2020 avec l’encouragement de la création de clubs amateurs de quartier par un soutien direct de l’état et une implication du tissu associatif et du bénévolat. 

24. Mettre en place une passerelle entre le système éducatif (écoles, lycées) et le milieu associatif (clubs sportifs) afin d’accroitre le nombre de licenciés dans les différents sports, améliorer la prospection et la détection des talents et augmenterla participation féminine. 

 
25. Réviser les horaires de l’enseignement afin de laisser plus de temps libre les après-midi pour les activités sportives. Rendre l’activité sportive extra-scolaire obligatoire, avec un suivi de l’assiduité des jeunes et libérer un après-midi par semaine pour le consacrer aux compétitions sportives. 

 
26. Promouvoir l’industrie du sport. Encourager la création de centres de formation. Mettre en place des stratégies d’entrainement et d’encadrement planifiées sur les années, à moyen et long terme. L’objectif est de préparer des champions à l’échelle nationale et internationale dans les différents sports et disciplines individuels et collectifs. 

 
27. Réviser la politique du financement du sport. L’Etat pourra financer le sport amateur (coût faible, augmentation du nombre de pratiquants). Pour le sport d’élite, une professionnalisation doit être mise en place en s’appuyant sur les ressources spécifiques (droits audio-visuels et ouverture sur les chaines étrangères, sponsoring, mécénat, marchandising, recette de stade, abonnements, approche plus innovante du promosport, etc). 

 
28. Mettre en place deux cadres juridiques pour l’organisation de la pratique du sport : un pour le professionnalisme et un pour le sport amateur. Revoir le cadre juridique du sport professionnel. Améliorer les conditions des sportifs professionnels tout en clarifiant leurs obligations et leurs couvertures sociales (accidents de travail, retraite, assurance, etc.). Clarifier les obligations de chaque sportif (le règlement intérieur de chaque club doit être revu et signé en chaque début de saison sportive). Revoir et améliorer les règlements et codes qui organisent les sports et les compétitions (règlement du football professionnel, code disciplinaire…) et veiller à leur application non conditionnée. 

 
29. Former les cadres et responsables des clubs et associations sportifs sur les sujets qui concernent la législation du Sport et la gestion sportive. S’appuyer dans ces structures sur des diplômés de l’enseignement supérieur (INEPS) en management sportif. Instaurer des règles de gestion rigoureuses et généraliser les contrôles, notamment comptables afin de limiter les dépassements qui touchent les finances des associations sportives. 

 
30. Instaurer plus de dialogue et de coordination entre le ministère des Sports (financement),le ministère de l’enseignement (les jeunes), les fédérations (compétitions) et les municipalités (infrastructure) afin de fluidifier les prises de décisions et synchroniser les objectifs et les calendriers.