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Pour un Etat instituant la solidarité

Enjeux :

Il ne peut y avoir de liberté réelle et de bien-être pour ceux qui sont exclus de l’instruction, de la formation ou d’un revenu décent. Dans la Tunisie d’aujourd’hui, nombreux sont ceux qui en sont exclus, et ce pour des raisons multiples : pauvreté extrême, milieux sociaux défavorisés, région délaissée, maladie, handicap. Cette exclusion est renforcée lorsque les facteurs s’additionnent ou lorsque des discriminations culturelles leur viennent en renfort : discrimination à l’égard des femmes, des enfants à problèmes, des jeunes délinquants, des personnes âgées.

Aujourd’hui, ces Tunisiennes et ces Tunisiens ne souffrent pas uniquement de conditions de vie difficiles. Ils vivent en marge de notre société et sans le moindre espoir que leur avenir sera meilleur que leur présent.

La vision d’Afek Tounes :

Afek Tounes considère que l’état a un rôle à jouer pour rendre effective la liberté de tous les Tunisiens. Même s’il ne peut être le garant exclusif d’une égalité dans les faits, il se doit d’assurer les mêmes droits aux Tunisiennes et aux Tunisiens et de prévoir les dispositions nécessaires pour rendre meilleure la situation des plus défavorisés.

Afek Tounes estime que l’état se doit d’instituer et d’encourager une solidarité entre les Tunisiens, entre les régions et entre les générations.

La solidarité entre les Tunisiens nécessite la mise en œuvre de politiques volontaristes de réinsertion sociale dont bénéficieront les populations les plus démunies mais également toutes les couches de la population qui sont en situation d’exclusion.

La solidarité entre les régions nécessite une politique d’aménagement du territoire dont les orientations émaneront d’une analyse attentive aux spécificités et aux besoins des régions mais également d’une concertation avec les populations concernées.

La solidarité entre les générations, outre la protection de l’enfant et des personnes âgées, rend incontournable la question du développement durable qu’Afek Tounes a contribué à inscrire dans la nouvelle constitution.

10 programmes clés :

 

61. Mettre en œuvre une politique volontariste de réinsertion sociale des plus démunis. La population vivant en dessous du seuil de la pauvreté est estimée à 15% de la population totale.

Afek Tounes s’engage à éradiquer rapidement la pauvreté, à travers un programme en trois axes :


1. Fournir aux plus démunis des conditions de vie décentes, en termes de logement et de couverture santé, à travers un programme de rénovation des logements insalubres s’appuyant sur des ressources budgétaires et sur un élan de solidarité nationale.
2. Agir de manière à mettre la famille démunie en situation de travailler, correction de situation pouvant prendre des formes diverses (encadrement psychologique, soins médicaux, placement d’enfants).
3. Développer une compétence, à travers une formation à octroyer aux membres adultes de la famille.

62. Agir afin de faciliter la réinsertion sociale des délinquants. Afek Tounes prévoit des mesures préventives d’assistance et, en cas de détention, des lieux réservés à la jeune et petite délinquance dans lesquels l’éducation et la formation pourraient être continuées. Un dispositif de réintégration sociale notamment par l’emploi sera mis en œuvre, grâce au développement des compétences des délinquants lors de leur séjour en prison.
63. Mettre en place une politique volontariste d’insertion professionnelle des chômeurs. Telle est la réponse d’Afek Tounes à la situation de désespoir dans laquelle se trouvent les chômeurs actuels, et notamment les diplômés chômeurs. L’état doit mettre en œuvre des mécanismes performants pour combler l’écart entre les demandes du marché de l’emploi et l’offre actuelle, et ainsi répondre aux attentes des chômeurs. En effet, une partie significative du chômage est due à la non-employabilité de ces chômeurs, car ils ne disposent pas des qualifications demandées par le marché du travail. La politique d’insertion professionnelle s’appuie sur un mécanisme de prise en charge individualisée des chômeurs diplômés (à travers un suivi personnalisé), et des chômeurs non diplômés, et ce à travers l’identification de leurs compétences, de leurs souhaits d’évolution professionnelle et donc des besoins en formation complémentaire. Les formations complémentaires seront mises en œuvre en collaboration avec les instituts de formation et les instituts universitaires. La participation à une formation donne droit à une indemnisation du chômeur
64. Favoriser la formation d’assistants sociaux (ou qui intègreront le secteur privé) spécialisés dans le suivi des personnes âgées. Cette formation comprendra une partie abordant le traitement des problèmes de santé les plus récurrents.
65. Consolider les acquis de la femme tunisienne consignés dans le Code du Statut Personnel et mettre en place un réseau de cellules d’écoute et une législation plus répressive permettant de lutter contre les violences conjugales et le harcèlement notamment en milieu professionnel.
66. Améliorer les conditions de vie et de travail des femmes en milieu rural par la création d’une institution dédiée à cette question. La femme rurale constitue en Tunisie, une population particulièrement précaire qui dispose de peu ou pas de revenus et qui est souvent tenue à l’écart de la vie économique. Dans le même temps, la femme rurale joue un rôle particulièrement important dans la gestion des ressources naturelles locales (eau, production agricole, bois de combustion), et dans l’éducation et les soins aux enfants. Afek Tounes propose de développer pour ces femmes un programme de formation et d’accompagnement qui alliera la préservation de l’environnement et l’utilisation rationnelle des ressources à une insertion dans la vie économique.
67. Mettre en place une politique renforcée de soutien aux étudiants, visant à améliorer les conditions matérielles de la vie estudiantine. Une distinction devra être faite entre les étudiants dont les familles sont pauvres, les étudiants dont la famille dispose de revenus ne permettant pas une prise en charge totale des études supérieures de leur enfant et les étudiants dont les familles disposent de revenus réguliers et suffisants. Un soutien renforcé doit être accordé aux étudiants issus des familles les plus démunies, à travers notamment la priorité de l’accès aux foyers universitaires, la réduction des frais de scolarité et une aide financière directe en cas d’accident familial majeur (décès du soutien de famille). Les bourses devront être versées par tranches trimestrielles, et non en fin d’année universitaire tel que c’est le cas actuellement.
68. Mener une politique active de lutte contre le handicap et de facilitation de l’insertion des porteurs d’handicap. Afek Tounes préconise un plan d’évaluation à la naissance et de diagnostic précoce du handicap, à travers la formation des pédiatres, orthophonistes, ergothérapeutes. Afek Tounes préconise l’aménagement des espaces publics et la prise en charge psychologique des parents. Enfin, l’insertion professionnelle des porteurs d’handicap pourra être améliorée par des mécanismes de réservation d’emplois par les entreprises publiques et privées, mécanismes prévoyant des exonérations de charges sociales.
69. Rattacher la Direction Générale de l’Aménagement du territoire au Premier Ministère ou à un grand Ministère de l’économie. Mettre en place une gouvernance et des mécanismes permettant de s’assurer que toutes les politiques sectorielles intègrent les recommandations de la DGAT
70. Mettre la solidarité au cœur de la réflexion sur le pacte national économique et social. La priorité consistant à lancer une réflexion nationale sur un modèle de développement régional (politique, économique et social) plus équitable. Cette réflexion devra être menée dans les plus brefs délais en associant les pouvoirs publics, les représentants de la société civile au niveau national et régional, les partis politiques, ainsi que les organisations patronales et syndicales. Les informations disponibles au sein des différents ministères seront mises à la disposition de tous.