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Pour un système sécuritaire républicain et efficace

Enjeux :

L’insécurité est une des principales préoccupations des Tunisiens. Cette insécurité résulte conjoncturellement des mauvaises décisions prises par le gouvernement et structurellement de la dégradation des conditions de vie.

Nous avons identifié les catégories de délits et sujets d’inquiétude des citoyens suivants:
• La menace terroriste ;
• Les délits de droit commun (braquages, vols avec effractions, racket) ;
• Les bandes et milices organisées ;
• Les atteintes à l’intégrité du Territoire national ;
• La répression policière illégale.

Afek Tounes estime que ces préoccupations devront être intégrées dans une politique ferme et volontariste de l’Etat qui doit faire respecter la loi et prévoir les futures difficultés risquant de toucher à la sécurité des citoyens.

La vision d’Afek Tounes :

Afek Tounes au travers de son programme économique et social – travaillera sur la forte réduction de facteurs favorisant l’insécurité par la remise en marche de l’ascenseur social permettant de rétablir la cohésion de notre société. Toutefois, ces facteurs sociaux ne doivent pas exonérer les délinquants du respect de la loi, condition indispensable à la coexistence citoyenne. En tout état de cause, force doit rester à la loi.

La Tunisie doit se préparer aux menaces réelles terroristes qui pèsent sur notre pays. Une nette amélioration quantitative et qualitative de nos forces de l’ordre est une priorité pour affronter ce risque.

Les conditions de vie et de travail des forces de l’ordre, même si elles ont été améliorées ces derniers temps, sont un facteur important de motivation et de considération pour ce corps clé pour l’établissement d’une démocratie pérenne dans notre pays.

10 programmes clés :

141. Création d’une agence nationale du renseignement rattachée au ministère de l’intérieur et contrôlée par une commission nationale de déontologie du renseignement. Les armées seront dotées d’une Direction du Renseignement Militaire pour combler un manque. En effet en Tunisie, la Direction de la Sécurité

142. Définir de manière précise et complète les procédures d’intervention des différentes forces de police dans le respect des Droits de l’Homme afin de protéger le citoyen et l’agent de police.

143. Renforcer l’Inspection générale des services et doter la police d’une instance de déontologie de la police nationale. Annuellement l’instance de déontologie de la police dresse un rapport à l’attention des trois présidents. Ce rapport évalue l’action des forces de l’ordre, dresse un bilan et propose des améliorations.

144. Améliorer les conditions de vie notamment en ce qui concerne leurs logements par la création d’un office du logement des forces de l’ordre (rapprochement des logements et des lieux de travail, accès simplifié à la propriété).

145. Créer une police de proximité non armée qui sera placée sous l’autorité des collectivités locales. Le recrutement de ces policiers devant être fait parmi les habitants de la collectivité. Leur rôle consisterait à prévenir l’incivilité et les petits délits.

146. Création d’un corps spécifiquement dédié à la lutte anti-terroriste. Ce corps agira contre cette menace grâce à un système de renseignement spécifique, il sera doté d’un pool de magistrat anti-terroriste et d’une unité pénitentiaire, spécifique et extérieure au système pénitentiaire de droit commun.

147. Assurer un meilleur maillage territorial des forces de l’ordre à travers une meilleure coordination des différents services du ministère de l’intérieur.

148. Créer la fonction de Juge des libertés et de la détention, sous l’autorité du ministère de la justice, qui aura pour fonction de veiller à la légalité des arrestations, le cas échéant de les annuler ou de les prolonger et de garantir au justiciable d’être assisté par un avocat dès le début de la garde à vue.

149. Renforcer la coopération internationale et l’échange d’information et mieux insérer la Tunisie dans les réseaux de coopération sécuritaire internationale.

150. Compte tenu de la démographie et des menaces, la Tunisie doit augmenterl’effectif de ses armées de 35 à 70 000 hommes à horizon de la fin de la mandature (2019). Cette montée en puissance doit s’accompagner par une augmentation du ratio de corps professionnalisés dans l’effectif général des armées. Actuellement d’environ 6000 hommes dans l’armée de terre, la part des corps professionnalisés doit être portée à environ 12 000 hommes en fin de mandature. Pour l’armée de l’air et pour la marine, l’évolution du ratio doit être aussi dans le même volume soit un doublement des effectifs professionnalisés.

En même temps, Afek Tounes propose de maintenir le service militaire jusqu’à achèvement de la professionnalisation intégrale des armées à horizon de 2024.