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Pour une gestion énergétique équilibrée et respectueuse de l’environnement

Enjeux :

L’énergie fossile est partout. La culture des aliments avec des engrais et des pesticides pétrochimiques. La plupart des matériaux de construction, béton, plastiques, etc sont faits de combustibles fossiles. Les produits pharmaceutiques aussi. Les vêtements sont composés pour l’essentiel de fibres synthétiques. Les moyens de transport, l’électricité, l’éclairage, la climatisation, le chauffage, etc, reposent sur l’énergie fossile

La Tunisie est malheureusement déficitaire sur le plan énergétique depuis plusieurs années suite à la forte croissance de la consommation et la baisse en même temps de la production de pétrole et de gaz malgré la multiplication des activités d’exploration.

Le déficit en Ktep, va en s’accentuant d’une année à l’autre et le coût ainsi que l’impact sur les réserves en devises du pays sont de moins en moins supportables. Le secteur de l’énergie contribue à la hauteur de 7,5% au PIB du pays. Très consommateur de capital en terme d’investissements et peu créateur d’emplois directs. Cependant, plus l’électricité est disponible à prix raisonnable, plus les activités industrielles peuvent être développées.

La Tunisie a des acquis indéniables dans ce secteur. Une électrification du pays généralisée, un réseau électrique considéré assez fiable, un code des hydrocarbures assez flexible et dans les normes internationales. Cependant, l’énergie est subventionnée de manière globale et la subvention ne profite pas uniquement aux classes sociales qui en auraient besoin. La subvention a représenté 6% du PIB en 2013 et est devenue insupportable pour les finances de l’état. La croissance de la consommation a été trop rapide sans aucune régulation et incitation à l’économie d’énergie. Enfin, les importations anarchiques de produits pétroliers des pays voisins, Lybie et Algérie, ont un impact très négatif sur les équilibres financiers du secteur sans compter les risques sécuritaires que ces importations génèrent.

La vision d’Afek Tounes :

Afek Tounes considère que la Tunisie doit investir pour rejoindre le train des pays développés dans le secteur de l’énergie et surtout l’adoption des préceptes de la 3éme révolution industrielle autour des énergies renouvelables. Pour ce faire le réseau électrique tunisien devra évoluer et devenir intelligent. Nos normes dans le domaine du bâtiment doivent suivre.

Le gaz restera pour les 50 ans à venir une source d’énergie pour la Tunisie, qui explorera les énergies conventionnelles notamment dans le Sahara principalement.

Par ailleurs, Afek Tounes accélérera le déploiement du réseau gazier tunisien dans l’ouest du pays, ce déploiement ayant pris trop retard.

La subvention énergétique devra progressivement ne cibler que les populations et les activités qui le méritent Les comptes de l’état ne pourront plus supporter une telle subvention sur le long terme

10 programmes clés :

171. Inciter à la réduction de la consommation énergétique en publiant les chiffres notamment dans les périodes de pointe et en augmentant significativement les prix dans les plus hautes tranches.

172.Encourager les industriels grandement consommateurs à adopter les énergies renouvelables en engageant la STEG à leur racheter leur production si elle est en surplus. Dans ce cadre, légiférer le besoin de créer une station productrice d’énergie renouvelable dans toute zone industrielle dépassant une certaine taille.

173.Lancer un programme de mise à niveau du réseau électrique tunisien de la STEG pour le rendre « intelligent » (SmartGrid). L’idée étant de pouvoir créer des consommateurs et producteurs à un instant T qui peuvent s’échanger de l’électricité à travers la STEG.

174. Faire évoluer les normes de l’habitat et de la promotion immobilière pour avoir des bâtiments producteurs d’énergies renouvelables et visant l’autosuffisance électrique. Cela présentera une superbe opportunité pour les entreprises innovatrices et permettre de mettre la Tunisie dans les premiers wagons de la troisième révolution industrielle.

175. Connecter le réseau électrique tunisien au réseau européen, à travers l’Italie, dans le cadre des négociations avec l’union européenne, pour permettre à notre pays d’envisager même de l’export de l’énergie renouvelable et de rester au diapason de l’Europe, leader affirmé dans le mouvement vers ces énergies.

176. D’ici à ce que les énergies renouvelables prennent leur essor dans notre pays, la Tunisie doit développer son réseau de centrales électriques pour alimenter une croissance économique créatrices d’emplois et répondant aux exigences de notre courbe démographique actuelle. Pour ce faire et sur les 10 ans à venir, soit la Tunisie explore la piste du charbon soit celle du gaz non conventionnel. Afek Tounes n’a pas de religion sur ce sujet et recommande d’explorer le gaz non conventionnel dans le Sahara loin des zones d’habitation et d’évaluer ensuite le potentiel selon les trouvailles des premières explorations. Si la production s’avère non rentable et/ou trop coûteuse, la Tunisie devra peut-être se retourner malheureusement vers le charbon devenu nettement moins cher que le gaz importé.

177.Sur le court terme aussi, le réseau gazier devra être déployé dans tout le pays pouroptimiser la consommation. Le gaz restant le produit le moins coûteux dans le cadre de l’énergie fossile disponible dans le pays. Le réseau a pris beaucoup de retard dans l’ouest du pays.

178.Dans le cadre de la réduction de la consommation, la politique de subvention devra être revue et intégrer progressivement une subvention exclusivement réservées aux familles nécessiteuses et une portion de la classe moyenne.

179.Une négociation avec l’Algérie et la Lybie devra avoir lieur pour résoudre le gros problème des flux de produits pétroliers circulant dans le pays de manière illicite.

180.Une revue des rôles et une rationalisation des responsabilités des diverses entreprises publiques agissant dans le domaine de la production, du raffinage et de la distribution du pétrole et du gaz, dans un souci de transparence, clarté et efficacité de la gestion du secteur, avec toujours la philosophie de sortir l’état de toute activité concurrentielle.