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Un cri de la révolution : ‘Le peuple veut la chute du régime’

La jeunesse Tunisienne ne voyant plus d’avenir dans son pays, s’est révoltée. Le pouvoir est tombé, la liberté d’expression a été rétablie, une assemblée a été élue et une constitution a été écrite. Mais le régime n’a pas changé et la jeunesse tunisienne est encore plus désespérée.
Notre pays a eu la chance d’avoir un homme d’état visionnaire aux commandes qui, après avoir obtenu l’indépendance du pays, a mis les bonnes fondations et a fait appel aux meilleures compétences de la Tunisie, pour instaurer un état, une administration ainsi que les bases d’un développement humain, économique et social. Cependant, cette bonne gouvernance n’a pas perduré dans le temps et le pays est devenu mal administré. De l’inefficience de la fin du règne de Bourguiba à la Kleptocratie de la période Ben Ali, le pays n’a pas fait évoluer son modèle de développement pour anticiper les défis de la courbe démographique avec les dizaines de milliers de jeunes arrivant tous les ans sur le marché du travail. Le modèle de développement choisi au début des années soixante-dix s’est essoufflé, et la faible croissance économique n’a pas permis un développement équilibré et répondant aux besoins de toute la population et de toutes les régions. Le sentiment d’injustice en plus du désarroi par rapport à leur avenir a été le catalyseur du mouvement de révolte dans les régions intérieures et qui s’est étendu à toutes les régions du pays, et à toutes les couches de la société.
Les difficultés socioéconomiques de notre pays sont nombreuses. Nous avons plus de 600 000 chômeurs, plus d’un million de pauvres et chaque jour qui passe dans notre pays, les préoccupations matérielles sont en train de prendre le dessus sur notre richesse culturelle. Nos universités sont remplies d’étudiants qui ont peu de chances de trouver un emploi. Chaque jour qui passe, l’égalité des chances tend à disparaître.


La Tunisie a donc besoin de réformes structurelles profondes et nous avons besoin de nous approprier notre citoyenneté et notre pays. Nous avons besoin d’asseoir à nouveau un état. Nous avons besoin de revoir notre modèle de développement, de repenser nos politiques de développement humains, notre système éducatif, notre système de santé, notre fiscalité, nos systèmes de sécurité sociale et de retraite, notre agriculture, notre climat des affaires, notre système financier, , notre administration, notre organisation territoriale. Nous avons besoin de revoir notre politique étrangère et nos partenariats. Nous devons revoir notre politique de sécurité ainsi que la gestion de nos frontières dans un cadre géopolitique complexe dans notre région du monde.
Afek Tounes a bien analysé et diagnostiqué les raisons de cet échec collectif et propose une vision pour un ‘projet national’ ambitieux. Un projet qui rassemble tous les citoyens autour d’un même rêve, et qui réalise notre ambition d’un pays qui appartient à tous ses citoyens et qui leur offre une vie décente et prospère.


Afek Tounes aspire à faire de la Tunisie l’une des cinq meilleures économies à l’échelle de la Méditerranée et de la doter du meilleur système éducatif et de santé au niveau africain, dans le cadre d’un état de droit consacrant la démocratie et garantissant toutes les libertés, faisant d’elle un exemple à suivre dans les domaines du développement humain et de qualité de vie.